Explication des techniques utilisées
Cet article comprend un ensemble de définitions, concernant diverses techniques ostéopathiques que je pourrais être menée à utiliser sur vos animaux. Ces techniques variées font partie de la boîte à outils du praticien et ne sont pas toutes applicables sur vos animaux, en fonction de leur âge, de leur état de santé, ou même de leur humeur du moment !
Le MRT : Mouvement Respiratoire Tissulaire
Mis en exergue par William Garner Sutherland (élève d’Andrew Taylor Still, fondateur de l’ostéopathie) lors de son étude sur le crâne.
C’est un rythme censé être cyclique, qui varie en fonction de l’état physique et mental du patient, ainsi que des lésions ostéopathiques qui sont en place et qui peuvent gêner sa libre expression.
Les mécanismes participants à créer ce mouvement sont principalement :
- mouvements des os du crâne et de l’encéphale
- fluctuation du liquide céphalo-rachidien
- fluctuation de la taille des cellules
- mouvements du sacrum entre les iliums
Le MRT est écouté le plus souvent en trois points : crâne, garrot, sacrum. Cela nous permet de voir s’il est synchrone et symétrique entre ces trois zones. Cependant il peut être écouté sur n’importe quelle autre partie du corps de l’animal. Le MRT peut servir à la fois d’outil diagnostic et de technique de traitement.
Les techniques structurelles :
Les techniques structurelles utilisent la notion de barrière motrice. Ce sont des techniques articulaires HVBA (Haute Vélocité Basse Amplitude), qu’on nomme aussi trust.
Le principe est d’amener l’articulation, qui est en restriction de mobilité, à son maximum d’amplitude contre la restriction de mobilité, jusqu’à la barrière motrice. Une fois cette barrière atteinte, on applique un trust qui va alors libérer l’articulation en surprenant les récepteurs nerveux.
C’est une technique directe car la correction est dirigée directement contre la résistance.
Les techniques tissulaires :
L’approche tissulaire de l’ostéopathie repose sur des paramètres palpatoires : ceux que le praticien va mettre en place pour lui-même et ceux qu’il va écouter chez son patient.
Une structure corporelle en dysfonction a tendance à réduire sa communication et à se replier sur elle-même, ce qui crée une densité. C’est cette densité que votre ostéopathe va percevoir. Il va alors se synchroniser avec elle dans son toucher pour permettre la libération de la tension et ainsi la reprise du mouvement.
Les techniques fonctionnelles :
Les techniques fonctionnelles sont dites myotensives indirectes, car la correction n’est pas directement dirigée contre la restriction de mobilité. Elles vont toujours dans le sens du mouvement d’aisance tissulaire de la lésion ostéopathique.
Le fonctionnel est basé sur la respiration de l’animal pour restaurer la mobilité d’une articulation, via une détente des tissus musculaires et des fascias.
L’action est d’accentuer le côté fermé, en amenant les tissus dans le sens de la lésion, ce qui va étirer encore plus les muscles et les fascias du côté ouvert. Il va donc y avoir un réflexe de contraction des tissus du côté ouvert, et un réflexe de relâchement des muscles antagonistes du côté fermé. Le spasme qui était en place est ainsi relâché.
L’ostéopathie crânienne :
Développée par William Garner Sutherland en 1899 : il comprend qu’il existe entre les os du crâne, des articulations non soudées (sutures), qui permettent au crâne de s’adapter aux contraintes internes et externes durant la vie.
Si les sutures sont verrouillées, le système nerveux est gêné dans son mouvement (contrôle toutes les fonctions de l’organisme : motricité, sens, mémoire, système hormonal, réflexes, digestion, respiration, sommeil, concentration…). Ce système nerveux est dépendant de la capacité d’élasticité des différents tissus et des structures osseuses.
L’ostéopathie crânienne va donc traiter les restrictions de mobilité du crâne, via différentes techniques de libération des sutures et des membranes.
L’ostéopathie viscérale :
Les viscères sont composées de 5 systèmes (respiratoire, cardiovasculaire, urinaire, génital, digestif). Ses systèmes sont eux-mêmes composés d’organes qui sont maintenus par certaines structures.
Le maintien de chaque organe se fait par :
- les ligaments
- la cohésion organique
- la pression
Les lésions viscérales peuvent êtres d’origine directe (rétraction ligamentaire, ptose) ; ou indirectes (infection, cicatrice, atteinte du système nerveux, traumatisme physique, prise de poids, trouble émotionnel…).
L’ostéopathie viscérale visera donc à traiter les dysfonctions de mobilité de ses systèmes.
Le TGO : Travail Global Ostéopathique
Le TGO est un traitement qui permet de libérer les restrictions de mobilité et les tensions musculaires, via des mouvements circulaires rythmiques.
On peut utiliser cette technique sur un étage articulaire localisé, voir sur l’ensemble du corps. C’est une technique douce qui ne contraint pas l’animal ou ses tissus, au contraire le rythme régulier des mouvements induits par l’ostéopathe va créer une détente.
Il faut se synchroniser avec les tissus de l’animal (en vitesse et en amplitude de rotation) pour gagner de plus en plus d’amplitude de mouvement au fur et à mesure de la détente. Ce mouvement est à répéter dans les deux sens de rotation.
La FTM (Force de Traction Médullaire) :
La FTM est la tension physique normale ou excessive, qui s’exerce le long du système nerveux central (entre le crâne, la colonne et le sacrum).
Concept largement mis en avant par le docteur Patrick Chêne, elle permet une prise en charge rapide et efficace, même sur des cas cliniques parfois complexes.
La méthode NIROMATHE® :
Fondée par Raymond Branly et Thierry Vandorme, tous les deux ostéopathes.C’est une technique ostéopathique neuro-cutanée, visant à stimuler des points détente via une traction cutanée, qui crée une vibration. C’est ce geste vibratoire au niveau de la peau, qui va reprogrammer les points de détente, et soulager les restrictions de mobilité ostéopathiques.
Le drainage lymphatique ostéopathique :
Lymphe = nom donné au liquide interstitiel lorsqu’il passe dans les capillaires lymphatiques. Ce même liquide interstitiel provient de la filtration des éléments du plasma sanguin.
Lorsque le liquide interstitiel est en excès on a alors un œdème. Un œdème lymphatique peut être drainé par votre ostéopathe, mais attention une crise de lymphangite est à prendre en charge par le vétérinaire !

